LES OBJECTIFS DE L'Urgence et Action Sociales
Les problèmes d'accès d'eau potable en Afrique
Le continent africain disposant d’importantes ressources, en revanche, il manque les infrastructures de distribution et d’assainissement
qui permettraient aux populations d’accéder à l’eau potable. On compte près de 14 pays en situation de stress hydrique, ainsi
l'accès à l'eau potable reste un grand défi.
La Banque africaine de développement (BAD) évalue à 11 milliards d’euros la somme qu’il faudrait consacrer, chaque année, pour créer et
entretenir, renforcer et améliorer les infrastructures d'eau et assainissement.
Nos études menées dans différentes localités de différents pays d'Afrique montre que le problème d'accès d'eau potable
dans certaines régions est réparti en deux principaux points.
Le manque d'infrastructures dans la distribution et la gestion de l'eau
L'inaccessibilité de l'eau potable dans certains pays notamment les pays d'Afrique SubSaharienne est dû en grande partie
le manque des ressources économiques, le manque ou l'insuffisance des investissements, les mauvaises pratiques, la désertification liée au changement climatique,
une population croissante qui est proportionnelle aux besoins en eau potable, les défaillances des institutions chargées de
l'eau et de l'assainissement.
Dans la mesure ou le taux de croissance de la population est élevé (la population urbaine s’accroît sans cesse, pour passer d’ici 2040 de 44% à 57 %),
l'accès à l'eau potable devient un enjeu à
prendre en compte pour le bien-être des peuples et donc l'inclure dans les objectifs du millénaire pour un développement durable.
Les investissements dans le domaine d'accès à l'eau potable et de l'assainissement constituent une action forte et fondamentale
pour répondre aux besoins de la population.
Nous constatons aujourd'hui avec tristesse que même dans plusieures zones urbaines ou agglomérations des pays en Afrique,
la question d'accès à leau potable n’est pas toujours résolue. Les infrastructures hydrauliques ne sont pas disponibles,
le peu qui existe est en mauvais état de fonctionnement et la nature du mode de gestion n'est pas suivie.
Les populations vivant dans les espaces ruraux se contentent de s'approprier des points d’eau traditionnels tels que
les rivières, les marigos, les marécages ou les puits traditionnels qui ne sont pas du tout entretenus et la qualité d'eau
n'est pas étudiée.
Quels que soient les pays en Afrique de l'Ouest, on constate une insuffisance au niveau de la distribution des infrastructures en eau,
au sein des espaces ruraux. Le problème d'accès à l'eau potable s'aggrave.
L'abscence d'eau liée aux conséquences des changements climatiques
D'autre part, le manque d'eau causé par les séchéresses de façon générale est en partie dûe aux changements climatiques :
la baisse du niveau de la pluviométrie, la dégradation de l’environnement et l’accroissement de la population ont provoqué un amenuisement des ressources en eau.
Cependant, il existe des disparités régionales. Certaines zones d'Afrique connaissent les séchéresses graves surtout les zones sahéliennes où les pluies saisonnières sont irréguliaires.
Ces irrégularités sont dûes aux changements climatiques dans un contexte où le monde connait des saisons de plus en plus chaudes.
Sur le plan pluviométrique, les zones côtières sont plus favorables aux pluies et donc le problème d'eau est moins posé.
Par contre, les zones des savanes sont moins arrosées que les zones du Sahel où les pliues sont rares et donc les ressources
en eau sont plus rares du fait d’une pluviométrie insuffisante et irrégulière. Ceci explique que les
problèmes d'eau auxquels sont confrontés les populations dans ces différentes zones n'ont pas les mêmes acuités.
Pendant les saisons sèches dans les régions de Sahel et savane, les point d'eau (les rivières, les marigots, les marécages, les prairies, les lacs, les puits, ...) qui contenaient autrefois de grandes quantités d'eau se sèchent à cause de forte
chaleur et séchéresses. Certaines communautés vivant des régions arides ou semi-arides doivent parcourir des distances considérables pour se procurer de l'eau
et parfois cette eau n'est malheureusement pas de l'eau potable. Ce fléau a un impact direct sur le développement du milieu. il peut réduire considérablement les activités économiques surtout les
petites, moyennes ou grandes industries implantées dans dans ces zones et qui s'alimentent assez de quantités d'eau.
Les solutions proposées pour l'accès à l'eau potable
La plupart des dirigeants des pays en Afrique ont tendance à créer des inégalités d'accès aux services publics au sein de leurs populations.
C'est le cas dans le secteur de l'eau ou les efforts et les moyens sont déployés dans la distribution en eau seulement dans les zones urbaines et les grandes villes.
Quand aux zones rurales où les ménages sont faibles, les effort des dirigeants sont totalement inexistants. Face à cet abandon, nous en
tant qu'une Organisation luttant pour le bien-être des populations défavorisées, nous faisons appel à tous pour coordonner les moyens
afin de venir en aide à ces personnes qui ont pour malheur de se retrouver dans des localités éloignées des villes.
Plaider auprès institutions chargées de la distribution et la gestion de l'eau
Nos enquêtes sur les terrains nous amènent à déterminer et localiser les zones en manque d'eau potable puis nous adressons
des requêtes auprès des institutions ou des ministères chargés de l'eau et de l'assainissement pour la prise de mesures.
Il s'agit de faire une demande qui nécessite la construction, voire l’extension des infrastructures hydrauliques, leur réparation en cas de panne
ou les réaménagement selon la situation qui nous est présentée.
Construction de forages
En dehors de la distribution de réseau hydraulique pilotée par les gouvernements, la réalisation des forages permet aux populations des zones rurales
d'accéder à l'eau potable. En effet, les eaux souterraines constituent la principale source d’approvisionnement en eau potable des populations.
En Afrique Subsaharienne, par exemple, elles représentent presque 78% des sources d’approvisionnement en eau dans les milieux ruraux sous formes de forages ou de puits
traditionnels ; et 42% dans les milieux urbains.
Un forage peut être équipé d'une pompe à motricité humaine ou d'un panneau solaire comme source d'énergie.
Constructions des puits modernes
Avant de mettre en place une pompe ou forage (puit), plusieurs facteurs différents doivent être pris en compte avant de choisir l’emplacement d’un puits
pour éviter les sources de pollution possibles. Il est aussi pris en compte
la présence de lignes aériennes de transport d’énergie ou d’installations des équipements techniques souterrains.
Les moyens financiers d'un forage ou d'un puit dépend de la profondeur, du matériels utilisés, de temps de réalisation, etc.
Pour les traveaux sont souvent attribués à des foreurs de puits accrédités par l'Etat.
Les pays dans lesquels intervient U.A.S
Le champ d'action de l'ONG Urgence et Action Sociales ne couvre pas encore
toutes les regions d'Afrique. Elle souhaite étendre ses activités à travers toute l'Afrique et à travers le monde.
Les processus de décentralisation des pays d'Afrique dans lesquels nous travaillons ne sont pas les mêmes. Dans la plupart des pays
(Niger, Sénégal, Mali, Togo, Tchad, Côte d'Ivoire, Guinée, etc), les collectivités locales sont chargées du secteur de l'eau.
Les dificultés s'observent des ressources financières insuffisantes pour réaliser ou entretenir les ouvrages en eau potable
du fait de la faiblesse de la fiscalité locale.
Nombreuses sont les localités rurales qui n'ont pas encore les ressources et les services de leurs Etats qui disposent eux-mêmes de peu de moyens et qui
donnent la priorité d'abord aux grands villes, aux centres urbains en ce qui concerne les investissements dans le domaine de l’hydraulique.
Nous U.A.S en tant qu'une des
Organisations Non Gouvernementales chargées de l'eau, nous venons en aide
à ces localités rurales qui ne disposent pas de moyens financiers et qui ne peuvent pas contracter des crédits au niveau des banques
pour s'alimenter en eau potable. Nous avons des autres partenaires comme : Solidarité Eau Sud, Association Eau et Développement,
Consortium pour les Infrastructures en Afrique (ICA), Eau et Assainissement pour Afrique (EAA), Solidarités International, Eau Pour la Vie,
etc, avec qui nous coordonnons les moyens pour fournir de l'eau potable aux populations démunies.
Les ressources financières
La question des sources de financement reste non résolue. Nous ne disposons pas de financements suffisants pour couvrir l'ensemble
des localités des pays où le besoin en eau potable se fait sentir. Nous faisons appel aux particuliers, aux entreprise, aux fondateurs, aux
aux institutions, aux publiques comme privés, etc, de contribuer à renforcer les efforts faits dans les infrastructures de distribution
de l'eau potable à travers l'Afrique et le monde qui reste une des grandes préoccupations des objectifs du millénaire.
Pourquoi avons nous orienté notre mission dans le domaine d'accès à l'eau potable?
Le secteur de l'exploitation et de la gestion de l'eau potable est particulier. "L'eau c'est la vie". L'eau comme source de vie de tout être vivant
L’eau est avant tout un produit de consommation qui s’exploite. L'eau se distribue, se gère et se vend.
Elle a une spécificité d’un « bien public », auquel chacun doit avoir accès malheureusement cela n'est pas le cas en Afrique.
La consommation de l'eau non potable
Face ce défi majeur, nous en tant que ONG, nous appelons à la mobilisation des gouvernements, des acteurs publics et privés, des collectivités locales, afin d’aller au-delà des
généreuses déclarations de principe qui viennent conclure les différents forums mondiaux sur l’eau.
Nous constatons malheureusement dans certains Etats africains, un manque de volonté politique des gouvernements, des institutions juridiques et
aussi des acteurs publics et privés pour coordonner les infrastructures hydriques afin de permettre à toutes les couches sociales d'accéder
à l'eau potable. Souvent l'effort des gouvernements se limite au niveau des villes et capitales. Les campagnes où les zones rurales sont
souvent abandonnées à elles mêmes ou on constate un véritable manque d'eau potable.
Par contre certains pays ont fait des progrès considérable sur la question de l’accès à l’eau potable.
Parmi ces pays figurent en tête le Maroc, la Tunisie et l'Algérie en Afrique du nord, le Sénégal et le Burkina Faso en Afrique Subsaharienne,
l’Ouganda et la Tanzanie en Afrique de l’est, et l’Afrique du Sud.
La Namibie est pionnière dans l’installation d’équipements destinés à économiser et conserver l’eau.
L'Afrique de manière générale fait face au défi d'accès à l'eau potable.
Pour nous U.A.S, l'engagement et la détermination à "Eau Potable pour Tous"
est donc un combat qui ne fait que commencer.